Việt Võ Đạo · la voie des arts martiaux vietnamiens
Le Vovinam Viet Vo Dao
Un art martial vietnamien complet : frappes, projections, clés articulaires, armes traditionnelles et self-défense, réunis dans une seule discipline.
Un art martial complet, pas une spécialité
Le Vovinam Viet Vo Dao est une synthèse des arts martiaux traditionnels vietnamiens, enrichie d’apports modernes. Là où la plupart des disciplines se spécialisent — les frappes pour le karaté, les projections pour le judo, les coups de pied pour le taïkwondo — le Vovinam les réunit dans un même programme.
Un pratiquant y apprend les percussions pieds-poings, les projections et le travail au sol, les clés articulaires, le maniement des armes traditionnelles, les enchaînements codés appelés quyen, et une self-défense directement applicable. Il découvre aussi les célèbres ciseaux volants, technique emblématique où l’on saute pour enserrer l’adversaire avec les jambes.
C’est enfin un sport de combat, avec ses compétitions nationales et internationales — mais la compétition reste un choix : la majorité des pratiquants s’y consacrent en loisir.

« La main d’acier sur le cœur de bonté »
Devise du Vovinam Viet Vo Dao
Des racines millénaires
Les arts martiaux vietnamiens plongent leurs racines dans les premières dynasties, où les techniques de combat se transmettaient de village en village pour résister aux invasions successives. Le Vietnam a développé une multitude d’écoles, chacune avec ses armes de prédilection et sa façon de bouger.
Le Vovinam est né de la volonté d’en faire la synthèse : conserver ce qui fonctionne, l’organiser en un programme cohérent, et le rendre transmissible à tous plutôt qu’à quelques initiés.
Naissance de Nguyễn Lộc à Hữu Bằng, dans la province de Sơn Tây, aujourd’hui rattachée à Hanoï.
Il enseigne pour la première fois le résultat de sa synthèse à un petit groupe d’élèves. Le Vovinam est né.

Mort du maître fondateur. Lê Sáng, son disciple, prend la tête de l’école et devient maître patriarche.
La diaspora vietnamienne diffuse le Vovinam en Europe, en Afrique et en Amérique du Nord.
Plus de 60 pays pratiquent le Vovinam, avec un programme technique commun qui permet à un pratiquant de reprendre l’entraînement partout dans le monde.
Le maître fondateur — Nguyễn Lộc

Nguyễn Lộc naît en 1912 dans le village de Hữu Bằng. Enfant de santé fragile, sa famille lui fait étudier les arts martiaux dans l’espoir de le renforcer. Le remède devient une vocation.
Devenu adulte, il constate que les écoles vietnamiennes se sont cloisonnées et que beaucoup de techniques se perdent. Il entreprend alors de les étudier une à une, d’en éprouver l’efficacité et d’en tirer une méthode unifiée, accessible à tous les gabarits.
En 1938, il présente le résultat à ses premiers élèves. Son ambition dépasse le combat : il veut former des hommes et des femmes utiles à leur communauté. C’est de là que vient la devise du Vovinam, et l’idée que la force n’a de sens que mise au service des autres.
Le maître patriarche — Lê Sáng

À la mort du fondateur en 1960, Lê Sáng reprend la direction de l’école. On lui doit l’œuvre la moins spectaculaire mais la plus décisive : la codification du programme technique, la structuration des grades, et la rédaction des principes qui régissent la vie du pratiquant.
C’est ce travail qui explique qu’un quyen appris à Dakar, à Hanoï ou à Montpellier soit le même. Sans lui, le Vovinam se serait fragmenté en autant d’écoles que de professeurs.
Le siège historique de l’école, le Tổ Đường, se trouve à Hô-Chi-Minh-Ville. C’est la maison mère où se réunissent les maîtres et où se transmet la mémoire de la discipline.
Être fort pour être utile
La devise du Vovinam — la main d’acier sur le cœur de bonté — tient en une image ce que la discipline demande. La main d’acier, c’est l’efficacité technique, le travail, la rigueur. Le cœur de bonté, c’est ce qui la rend acceptable : sans lui, la force n’est que violence.
Cette dualité se retrouve dans l’écusson du Vovinam, où le rouge et le bleu s’équilibrent comme le dur et le souple, la fermeté et la souplesse, l’action et la réflexion. Aucun des deux ne l’emporte : c’est leur équilibre qui définit le pratiquant.
Concrètement, cela veut dire qu’on n’apprend pas à frapper pour dominer, mais pour n’avoir plus besoin de le prouver.

Les 10 principes du pratiquant
Codifiés par le maître patriarche, ils ne sont pas un règlement intérieur mais une ligne de conduite. On les récite rarement ; on les applique sur le tatami, puis ailleurs.
- Atteindre le plus haut niveau de l’art pour servir le peuple et l’humanité.
- Être fidèle à l’idéal du Vovinam-Viet Vo Dao et former une nouvelle génération de Vo Sinh.
- Être toujours unis, respecter les maîtres et les aînés et aimer ses condisciples.
- Respecter la discipline et placer le sens de l’honneur avant tout.
- Respecter les autres disciplines et ne se servir du Vovinam-Viet Vo Dao qu’en cas de légitime défense.
- Cultiver la connaissance pour progresser dans la voie de l’homme vrai.
- Vivre avec justice, simplicité, loyauté et noblesse d’esprit.
- Avoir une volonté à toute épreuve.
- Etre lucide dans ses décisions, persévérant et inventif dans ses actes.
- Avoir confiance en soi, être bienveillant et constamment se remettre en question afin de s’améliorer.
Les ceintures et les grades
La progression se lit à la couleur de la ceinture, appelée đai. Chaque passage se prépare et se présente devant un jury : il valide une technique, mais aussi une assiduité et un comportement.
| Ceinture | Grade | Niveau |
|---|---|---|
| Tự vệ | Débutant Les premières séances : positions, déplacements, salut. | |
| Nhập môn | Pratiquant Ceinture bleu clair. Entrée officielle dans l’école. | |
| Lam đai | Pratiquant Ceinture bleu foncé. | |
| Lam đai 1er cap | Pratiquant confirmé Premier degré. | |
| Lam đai 2e cap | Pratiquant confirmé Deuxième degré. | |
| Lam đai 3e cap | Pratiquant confirmé Troisième degré. Dernier palier avant l’enseignement. | |
| Hoàng đai | Professeur assistant Ceinture jaune. Peut seconder un professeur. | |
| Hoàng đai 1 | Professeur · 1er dang Une barrette rouge. | |
| Hoàng đai 2 | Professeur · 2e dang Deux barrettes rouges. | |
| Hoàng đai 3 | Professeur · 3e dang Trois barrettes. Grade d’Olivier, notre professeur principal. | |
| Chuẩn Hồng đai | Maître aspirant · 4e dang Entrée dans le cercle des maîtres. | |
| Hồng đai 1 | Maître · 5e dang Ceinture rouge, une barrette. | |
| Hồng đai 2 | Maître · 6e dang Deux barrettes. | |
| Hồng đai 3 | Maître · 7e dang Trois barrettes. | |
| Hồng đai 4 | Maître · 8e dang Quatre barrettes. | |
| Hồng đai 5 | Maître · 9e dang Cinq barrettes. | |
| Hồng đai 6 | Maître · 10e dang Six barrettes. Le plus haut grade de la discipline. |
Chez les enfants, un système intermédiaire de caps jalonne la progression avant l’accès aux ceintures adultes, pour offrir des étapes plus fréquentes et adaptées à leur âge.
Pratiquer le Vovinam à Montpellier et Grabels
Notre club enseigne le Vovinam Viet Vo Dao dans trois salles de la métropole, avec des créneaux pour les enfants dès 6 ans, les ados et les adultes. Deux ouvertures sont prévues à la rentrée 2027.
Vovinam, karaté, judo ou taïkwondo ?
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